Accompagnement Cycle & Féminin avec Fabienne Goddyn

Périménopause et cycles irréguliers

Dernière mise à jour le 2 février 2026 

Beaucoup de femmes découvrent la notion de périménopause au moment où leur cycle devient imprévisible.

Cycles plus courts ou plus longs, ovulations incertaines, symptômes fluctuants :

👉 le doute s’installe rapidement.

Certaines entendent :

  • « c’est normal, c’est l’âge »
  • « ton cycle devient n’importe quoi »
  • « la symptothermie ne sert plus à rien »

👉 Cette page existe pour remettre de la clarté en expliquant ce qui se passe réellement en périménopause, et ce que l’on peut — ou non — lire dans le cycle à ce stade de la vie.

La périménopause : de quoi parle-t-on exactement ?

La périménopause est une phase de transition hormonale qui précède la ménopause.

Elle peut débuter plusieurs années avant l’arrêt définitif des règles.

Pendant cette période :

  • la réserve ovarienne diminue progressivement,
  • la production hormonale devient plus fluctuante,
  • les ovulations deviennent moins régulières, puis plus aléatoires,
  • la fertilité connaît des pics et des creux avant de s’éteindre.

👉 La périménopause n’est pas une maladie.
👉 C’est une phase physiologique, mais instable par nature. C’est la seconde puberté de la femme, son « deuxième printemps. »

Infographie pédagogique expliquant la périménopause, les cycles irréguliers et la lecture du cycle en symptothermie scientifique
Périménopause : le cycle devient instable, mais il reste lisible avec les bons repères

Pourquoi les cycles deviennent irréguliers en périménopause

En périménopause, le cycle ne se dérègle pas « au hasard ».

Les irrégularités observées traduisent souvent :

  • une diminution des hormones sexuelles,
  • des ovulations plus espacées ou absentes,
  • des tentatives d’ovulation échouées,
  • des phases pré-ovulatoires très variables,
  • des phases post-ovulatoires parfois raccourcies ou difficiles à confirmer.

👉 Le cycle reste lisible… mais il ne répond plus aux repères classiques des années fertiles.

Infographie montrant la désynchronisation des signes du cycle féminin en périménopause, avec variations de la glaire cervicale et de la température basale, interprétées en symptothermie scientifique.
En périménopause, les signes du cycle ne disparaissent pas : ils se désynchronisent.

Erreur fréquente — Confondre irrégularité et anormalité

Un cycle irrégulier en périménopause n’est pas automatiquement pathologique.

L’erreur consiste à :

  • appliquer les critères d’un cycle fertile « idéal »,
  • attendre une régularité qui n’est plus physiologiquement possible,
  • conclure trop vite à un dysfonctionnement.

👉 En périménopause, la variabilité est attendue.
👉 Ce qui compte, ce n’est pas la régularité, mais la cohérence globale.

Ce que l’on peut encore lire dans un cycle en périménopause

Même lorsque les cycles deviennent irréguliers, il reste possible d’observer :

  • des périodes de montée de fertilité,
  • des tentatives d’ovulation,
  • des phases post-ovulatoires confirmées… ou non,
  • des patterns qui émergent sur plusieurs cycles,
  • et des grossesses !

👉 La lecture change de nature : on ne cherche plus la perfection, mais des repères adaptatifs.

Le rôle clé du cadre méthodologique en périménopause

En périménopause, les signes du cycle ne disparaissent pas : ils se désynchronisent.
Les plateaux de température ne suivent plus toujours les schémas connus auparavant.
Les montées thermiques peuvent devenir tardives, instables ou incomplètes.
La glaire cervicale devient parfois fluctuante, et certaines tentatives d’ovulation n’aboutissent pas.

👉 Ce n’est pas une erreur d’observation.
👉 C’est l’expression directe de la baisse hormonale progressive et de l’instabilité ovarienne.

Dans ce contexte, la symptothermie change de rôle.
Elle n’est plus un outil de maîtrise prédictive du cycle au sens classique.
Mais elle reste un outil de maîtrise de la fertilité, au sens de compréhension, de discernement et d’ajustement.

👉 Maîtriser sa fertilité ne signifie pas maîtriser son cycle.

Pratiquer la sympto (R) pendant la périménopause est souvent déroutant… et profondément fascinant.
On ne contrôle plus les événements du cycle, mais on observe la transition hormonale en direct.

Cette observation permet :

  • de relativiser les variations cycliques,
  • de sortir de l’auto-culpabilisation liée à la perte des anciens repères,
  • de traverser la périménopause avec plus de lucidité,
  • et de mieux identifier et gérer les désagréments liés à cette transition(bouffées de chaleur, fatigue, irritabilité, troubles du sommeil).

Les courbes de température, même imparfaites, deviennent alors :

  • un langage de la baisse hormonale,
  • un support de mise en sens,
  • un repère pour comprendre que les symptômes ne sont pas anarchiques, mais cohérents avec l’état hormonal.

C’est précisément là que le cadre strict de la méthode sympto (R) prend toute sa valeur :

  • il évite les interprétations hâtives,
  • il protège de la sur-lecture anxieuse,
  • il permet d’accueillir l’instabilité sans la pathologiser,
  • et il soutient une maîtrise éclairée de la fertilité, adaptée à cette phase de vie.

Adapter ses attentes et ses décisions

La périménopause demande un changement de posture :

  • accepter l’imprévisibilité,
  • renoncer aux modèles standards,
  • adapter ses décisions contraceptives ou de conception,
  • alléger la pression exercée sur le corps.

👉 L’objectif n’est plus de « maîtriser » le cycle, mais de composer avec lui intelligemment.

Quand un accompagnement devient pertinent

Un regard expert est particulièrement utile lorsque :

  • les cycles deviennent très variables,
  • les signes se contredisent fréquemment,
  • la charge mentale augmente,
  • des décisions importantes dépendent du cycle.

👉 En périménopause, l’expertise ne sert pas à contrôler, mais à sécuriser les choix dans un contexte instable.

Infographie pédagogique comparant ce que la symptothermie permet encore et ce qu’elle ne permet plus en périménopause, dans un contexte de cycles irréguliers et de désynchronisation des signes.
En périménopause, la symptothermie change de rôle : elle éclaire sans chercher à contrôler.

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